La poule ou l’œuf

La tendance est aux œufs provenant de productions avec des « poules libres », celles que j’aime appeler les « poules heureuses ». Ce mode de production est fort probablement plus « confortable » pour lesdites poules, mais on ne connaît pas nécessairement bien l’impact économique de lois obligeant l’ensemble de l’industrie à s’adonner à ce mode de production.

 

L’Europe nous fournit un exemple intéressant : le Northwest Poultry Council, contre l’adoption de lois obligeant les producteurs à cette pratique, estime que ce mode d’élevage a généré une hausse de 234 % du prix des œufs. Les « pro poules heureuses », comme l’Humane Society of the United States, estiment plutôt que cette hausse serait d’environ 25 %.

 

Chose certaine : le mode de production « hors cages traditionnelles » augmente les coûts de production, et ces derniers auront un impact sur le prix au détail. Enfin, les poules en liberté auraient des conséquences sur l’empreinte écologique. « La production d’œufs sur litière requiert beaucoup plus de terrain et a une efficacité alimentaire réduite, si on la compare à la production en cage. Les œufs biologiques utilisent 14 % plus d’énergie et produisent de 10 à 30 % plus de gaz à effet de serre que la production conventionnelle. À la lumière de cette étude, on constate que la production d’œufs en cage aurait un effet positif sur l’environnement1. »

 

Source : 1 Report 150205, Williams, A.G., et coll.